Avant l'arrivée des
premiers colons, le territoire de Saint-Colomban demeurait une immense forêt déserte
parcourue occasionnellement par les chasseurs et trappeurs amérindiens et blancs
circulant sur la rivière du Nord. Cette partie de l'Augmentation de la Seigneurie
du lac des Deux-Montagnes que constituait notre municipalité
s'ouvre officiellement à la colonisation en 1819 avec une première concession
de terre à Hilaire Joubert. Mais très rapidement (1821) des immigrants anglophones,
surtout des Irlandais catholiques, vinrent s'installer sur des lots de
colonisation le long de la rivière du Nord et occuperont au fil des années tout
l'intérieur des terres.Ainsi les Irlandais formeront jusqu'à la Première guerre mondiale l'immense majorité de la population locale. En 1831, ils se dotent d'une chapelle et en 1835 leur nombre justifie la création d'une paroisse. En
1836, les autorités religieuses nomment Étienne Blyth, d'origine irlandaise, premier
curé résident de Saint-Colomban. C'est à cette
époque aussi qu'un groupe d'Irlandais se joint à la Rébellion
1837. Vers 1840-50, la population atteint un sommet d'environ 1000 habitants.
Cette augmentation démographique rend bientôt désuète la petite chapelle et aux
environs de 1860 l'église actuelle sera érigée. À cette époque les
Colombanois(es)
vivaient principalement du bois, d'agriculture et du commerce du bois. Il existait
également un complexe de moulins hydrauliques sur le chemin de la Rivière-du-Nord
à l'intersection de l'actuelle montée Cyr.
À partir des années 1855-60, la population commence à diminuer. Cette situation
s'expliquait principalement par la pauvreté du sol déjà épuisé par une première
génération d'agriculteurs. C'est ainsi que vers 1911 il ne restait plus que
291 personnes. Les années qui suivirent la Première guerre mondiale
verront l'arrivée d'ethnies en provenance d'Europe, tel les Ukrainiens,
Polonais, Russes, qui viendront occuper les terres désertées par
les Irlandais. Puis vers 1931, nous assisterons à une certaine remontée de la
population qui va prendre des proportions fantastiques de la fin des années 60
à nos jours.Ce qui constitue sûrement le phénomène le plus remarquable de l'histoire de Saint-Colomban c'est sans doute la disparition quasi-complète de l'agriculture et le processus d'extinction de la population irlandaise. La transformation du paysage a été des plus radicale et les terres agricoles se sont, soit reboisées d'elles-mêmes ou encore ont connu un développement de type villégiature. Il faut un intense effort d'imagination pour visualiser le Saint-Colomban d'il y a seulement cinquante ans. Quant à la population irlandaise, elle a émigré un peu partout au Canada et aux États-Unis.
Spectacle: Se souvenir de Saint-Colomban : un voyage irlandais Suite à la soirée irlandaise tenue le 27 janvier 2007 présenté à la salle Oscar Peterson de l'Université Concordia, le DVD du spectacle est maintenant disponible à la bibliothèque de Saint-Colomban au coût de 20$. L'argent recueilli servira à la levée de fonds destinée à réaliser un monument commémoratif sur l'apport des pionniers irlandais à la fondation de notre municipalité. Un voyage à travers nos racines colombanoises ou se mêlent narration, danse, musique et chanson.
Aussi, cette brève mise en situation historique introduit l'explication qui suit des symboles que renferment nos armoiries et notre logo :
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