Le Colombanois

Juin 2009

Il y a quelques semaines, nous tenions la Fête du Printemps où quelques milliers de personnes ont pu assister à diverses conférences très intéressantes, rencontrer des employés municipaux avant de repartir avec des arbres ou arbustes offerts gratuitement par la municipalité. Bien sûr, nous avons reçu une aide précieuse de plusieurs organismes, dont Hortifolie qui regroupe plusieurs adeptes « aux poucesverts ». Nous avons profité de l’occasion pour signer trois ententes de protection environnementale que nous décrivons rapidement dans les prochaines pages. Nous y reviendrons ultérieurement, mais je tiens à souligner que nous poursuivons notre travail de surveillance de la qualité de nos plans d’eau et des installations septiques. Les citoyens pollueurs ont été interpellés et plusieurs ont déjà apporté des correctifs. Saint-Colomban a longtemps été un endroit de villégiature où l’on construisait des chalets un peu partout sur des parcelles de terrain en bordure des lacs avec rejet des eaux usées dans un « baril de 45 gallons » comme réservoir, avant d’aboutir… directement au lac. Ouf! Il y a certes un coût pour une mise à niveau, mais il faut une réglementation unique afin d’être équitable.

Selon un récent sondage, une majorité de citoyens veulent protéger davantage d’espaces verts à des fins récréatives. Je vous mentionnais récemment les intentions du conseil municipal d’acquérir certaines terres
le long de la Rivière-du-Nord. Je vous ai mentionné également qu’une évaluation de la valeur marchande
était nécessaire pour justifier le prix d’achat. Par la suite, les négociations ont suivi par une série d'offres
d’achat de notre part et de refus de la part de la propriétaire. Ces chiffres vous seront dévoilés éventuellement à la toute fin des négociations. Les points de vue diffèrent évidemment et il est normal que
quelqu’un puisse espérer obtenir le maximum pour sa propriété. Au privé, il n’y a pas de référence, mais dans le domaine public, nous serions de mauvais gestionnaires en payant le double de la valeur marchande. On pense à tort qu’une municipalité peut tout se payer. Il y a des terrains à Saint-Colomban qui sont évalués
à 1,000$ et d’autres à 80,000$… C’est en fonction du zonage. Ces terres convoitées sont identifiées au schéma comme zone de conservation pour les quinze prochaines années. C’est la volonté du gouvernement de concentrer le développement domiciliaire et de contrer ainsi l’étalement urbain. Il y a certes des promoteurs immobiliers qui aimeraient bien nous influencer ou encore prendre le pouvoir et modifier les règles du jeu… comme à une certaine époque. C’est le devoir des membres du conseil municipal d’être prudents et je tiens d'ailleurs à remercier ces derniers pour leur soutien. Notre profil financier nous informe d'ailleurs que malgré nos investissements, notre taux d’endettement est inférieur à celui de l’ensemble des municipalités de notre MRC et des Laurentides.

L’administration municipale ainsi que les membres du conseil sont disponibles à vous rencontrer, mais il faut que tous (citoyen ou promoteur) prennent un rendez-vous au préalable… comme chez le dentiste ou le mécanicien. C’est une simple question de respect.

En terminant, le conseil municipal a décidé d’augmenter considérablement le budget des lampadaires et des dos d’âne dans nos rues résidentielles, en plus d’avoir fait l’acquisition d’un appareil affichant la vitesse des autos. Votre sécurité nous tient à coeur, mais il faut que tous et chacun restent vigilants et prudents. Bon été à tous.

Roland Charbonneau,
Maire de Saint-Colomban
Préfet de la MRC